Apres des "vacances" bien méritées au nord du Sénégal nous avons repris la route jusqu'à Thies ou nous avons déposé des colis pour une assoc et ou nous nous sommes
séparés de nos amis allemands qui ont pris la route pour la Gambie. Puis en route pour Dakar ou nous attendaient Ousmane et sa famille. Dakar... ville chaotique, des 10enes de km de chantier
commencés et en attente! inimaginable! IL va leur falloir des années pour tout reconstruire! Les hommes disposent de qqes engins mais le plus gros des travaux s'effectue a la main sous le soleil et
dans la polution. Du coup on comprend mieux que sur une equipe de 15 ouvriers seulement 5 doivent s'activer... L'air est irrespirable, tous les véhicules fument noir, il y a des 100enes de
camions, après 30 min de route en ville la gorge est irritée, on ne sait plus si on doit ouvrir les fenêtres ou pas et on devient aussi noir que la population.. Sans compter les montagnes de
détritus qui jonchent la ville..Alors, amis parisiens, ou qqe soit votre metropole européenne, estimez vous heureux car ce que vous apelez "le nuage de polution" au dessus de vos villes est un
brouillard à couper au couteau ici! Vive les contrôles techniques!
Quand aux commerces, ils sont tous en bordure de route, du matériel hi fi a meme la poussiere, des boucheries ou la viande est exposée a la polution des gaz d'échapement et encore des brebis et des
moutons qui courent les rues...
Nous avons eu de la chance car nous ne nous sommes pas perdu une seule fois!! Nous avons retrouvé Ousmane qui nous a accueilli comme des princes, sa femme Khady et sa
belle soeur Astou se sont mises en 4 pour nous mettre à l'aise en nous concoctant des plats typiques sénégalais! pendant 2 jours nous avons mangé sur des paillasses avec la main droite, un
vrai bonheur!
Mais malheureusement nous n'avons pas pu rester longtemps car n'ayant pas le carnet de passage en règle pour le camion notre séjour fu limité a 12 jours seulement dans le pays. Nous leur avons
donc promis qu'au retour nous repasserons et cette fois pour une bonne semaine! Khady va nous (m') enseigner ses secrets culinaires et faire du shopping en tout genre... en compagnie d'une
Sénégalaise, les prix flambent déja moins pour les toubabs!
Sur la route en direction du Mali nous avons traversé une forêt de baobabs, magique! Ces arbres sont carrément hallucinants! Ils sont énormes et leur tronc est creux. A cette époque de l'année ils
commencent à faire des fruits mais il faut encore attendre avant de las gouter. En attendant c'est bananes, papayes, goyaves... l'extase quoi.
Nous avons aussi assisté à notre première tempête de "neige" sénégalaise.. des milliers de papillons blancs qui, surement, ne devait avoir plus qu'une journée pour assurer la reproduction de
l'espèce, car cela n'a duré qu'un jour! Mais incroyable, limite obligé de mettre les essuis glace!
A partir de Kaolak (environs 300 km de Dakar), un calvaire nous attendait de nouveau.. et pas des moindres.. une route, pardon, une piste goudronnée de 270 km ou la vitesse moyenne atteignait 20
km/h... oui parfaitement, nous avons mis pas moins de 11h pour arriver a Tambacounda! Des trous partout, pas moyen de faire plus de 5m sans tomber dedans, obligé de s'arrêter un nombre incalculable
de fois pour faire passer Savage sans trop de dégats. L'enfer, nous avons connu l'enfer. Et des camions en sens inverse qui roulaient comme des cinglés, tous plus désaxés les uns que les autres, la
panique à chaque croisement!
Enfin arrivés à Tamba nous avons retrouvés nos allemands, ecoeurés de leur séjour en Gambie ou la police et la population ne savent faire qu'une chose, emmerder les touristes et leur taxer de
l'argent. Nous étions tous trop content de nous retrouver et nous avons continué la route ensemble!
Aprés avoir passé la frontière du Mali (ou d'ailleur nous avons encore gratté qqes milliers de cfa pour le passage!), nous nous sommes tous arrêté dans un petit village ou nous avons demandé
au chef si nous pouvions passer la nuit sur ses "terres". Il nous a donné sa bénédiction et pour le respect de la tradition nous a offert un poulet, vivant, pour notre repas!! ok, personne ne
savait quoi faire de la bête, il n'était surement pas question de la tuer nous meme, de la plumer et de la préparer! Nous l'avons donc mise dans une caisse en la gardant comme future monnaie
d'échange.. Mais les cadeaux ne s'arrêtèrent pas la, chaque famille nous a donné une jarre de lait de brebis, spécialement traitent pour pour nous, au final nous nous retrouvions avec 5l de lait!
Nous l'avons fait bouillir car nos estomac ne pouvaient pas se permettre de digérer une tel substance à l'état brute, et, bonne surprise, le lait à donné du fromage! après l'avoir fait
refroidir dans la glaciere il était excellent! très bonne expérience!
Sur la route nous avons encore vu des oiseaux extraordinaires! Des bleus, des verts et jaunes, des marrons à la queue noire, des tricolores noirs, blancs et marrons, des genres de
pies géantes, des oiseaux aux yeux oranges! Et meme des singes dans la savane!! Alors la on a cru rêver! Mortel! Des varans ( de très gros lezards) qui traversaient devant nous! Le Mali est un pays
incroyable, la faune est sensasionnelle et les paysages magnifiques! Il porte bien les couleurs de son drapeau, le vert de la végétation, le jaune de l'herbe sechée par le soleil et
le rouge de la terre.
Il y a tout de même un hic à tout cela, la population. Loin des beaux discours qui assurent que les gens sont ouverts, accueillants et sympas, bien sur certains d'entre eux ont le coeur
sur la main mais ceux la se compte justement sur les doigts d'une main! Nous sommes confrontés a ce que notre couleur de peau symbolise: l'argent. Beaucoup sont agressifs lorsqu'ils nous
invectivent dans la rue de leur "toubab! toubab! donne moi un cadeau! donne moi de l'argent!" C'est très dur à gérer. Les enfants nous sckotchent a longueur de temps, les "toubab!!" fusent des que
nous nous promenons dans les villes ou sur les marchés, suivit de rires et de paroles entre eux. Et cette sensation de se faire arnaquer a chaque fois qu'on entre quelque par ou que l'on
veut acheter quelque chose. Il faut négocier longtemps sans garantie de résultat, ils préfère ne pas gagner d'argent plutot que de baisser leur prix pour un blanc. Un blanc c'est riche donc ca
paie. Le troc marche bien mais ce qui se paie en monnaie nous met de sacré claques. Aujourd'hui la vue d'un autre blanc dans une rue nous revitalise car nous sommes oppréssés par la
population. C'est surement un cap a passer et nous sommes en plein dedans.
A Bamako nous avons passé la nuit dans une auberge de jeunesse.. plus jamais nous ne recommencerons! Harcelement est le mot. Ils arrivaient de toute par, sans relache, un partait, 3 arrivaient.
Impossible de se retrouver tranquille plus d'1 min! On a fini par hausser le ton et c'est finalement le directeur de l'auberge qui leur a dit à tous de dégager, heureusement car ca aurait fini
par mal tourner.
Et enfin ici, a Mopti, 1 ville soit disant touristique, on se demande d'ailleur ce que les touristes font la, ca pu le poisson, c'est carrément sale et a part se faire sauter dessus par des
"guides" pour faire de la pirogue ya rien d'autre à faire. Mais nous avions rencontré un francais à la frontiere Mauritanienne qui a un hotel ici et nous l'avons retrouvé! donc pdt 2 jours
c'est repos et piscine!
Allez, sur ces nouvelles sachez que vous nous manquez tous beaucoup ( on rêve même de la famille et de supermarchés, c'est dire!) et pensez fort à nous, il faut maintenant que l'on arrive à
dépasser tout ca...